La Coupe du monde est avant tout la plus grande célébration internationale du football. Mais lorsqu’un événement rassemble des milliards de regards autour de la planète, son influence finit inévitablement par dépasser les limites du terrain.
L’édition 2026 en a offert une nouvelle démonstration.
Entre performances musicales, chansons propulsées dans les classements et présence de certaines des plus grandes célébrités de la planète, le Mondial a également ressemblé, par moments, à un gigantesque rendez-vous de la culture populaire internationale.
Dans un nouvel épisode de son podcast Greatest Pop Stars, Billboard est revenu sur plusieurs artistes ayant marqué l’environnement culturel de la compétition, parmi lesquels Shakira, Oasis, BTS et Justin Bieber.
Mais comment un tournoi de football est-il devenu l’un des événements musicaux les plus importants de l’année ?
Shakira, une relation presque indissociable avec la Coupe du monde
Lorsqu’on associe musique et Coupe du monde, le nom de Shakira apparaît presque naturellement.
Depuis l’immense succès de « Waka Waka (This Time for Africa) » en 2010, la superstar colombienne occupe une place particulière dans l’imaginaire musical du Mondial.
Seize ans plus tard, l’édition 2026 a une nouvelle fois placé l’artiste au centre de l’attention.
Sa présence autour de la compétition rappelle surtout une réalité : très peu d’artistes ont réussi à construire une relation aussi durable avec l’univers de la Coupe du monde.
Pour toute une génération, « Waka Waka » est devenue beaucoup plus qu’une simple chanson associée à un tournoi. Le morceau continue d’être redécouvert et réutilisé lors des grandes périodes de football international.
Cette longévité donne à Shakira un statut particulier.
À chaque nouvelle Coupe du monde, son nom revient dans les conversations, les playlists et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux. L’édition 2026 a encore renforcé cette connexion entre son image et le plus grand événement du football mondial.
Le Mondial comme accélérateur de succès musicaux
L’un des phénomènes les plus intéressants entourant une Coupe du monde est sa capacité à redonner une nouvelle vie à certaines chansons.
Un morceau n’a pas nécessairement besoin d’avoir été créé spécialement pour la compétition pour devenir associé à un moment particulier du tournoi.
Une chanson reprise par des supporters dans les tribunes peut soudainement exploser sur les réseaux sociaux. Un titre joué après une victoire peut devenir l’hymne officieux d’une équipe. Une performance peut également remettre une ancienne chanson au centre de l’actualité.
C’est précisément dans ce contexte que le retour spectaculaire de « Wonderwall », le classique d’Oasis, devient particulièrement intéressant.
Selon le récapitulatif consacré par Billboard à l’impact pop du Mondial, Oasis fait partie des artistes dont la musique s’est retrouvée au cœur de la conversation culturelle entourant la compétition.
Pour une chanson sortie plusieurs décennies auparavant, retrouver une telle visibilité démontre la puissance des grands événements collectifs.
Le streaming a complètement changé cette dynamique.
Autrefois, une chanson ancienne redevenue populaire pouvait bénéficier d’une nouvelle diffusion à la radio. Aujourd’hui, quelques vidéos virales et une exposition mondiale peuvent immédiatement envoyer des millions de personnes sur Spotify, Apple Music ou YouTube.
« Wonderwall », quand un classique traverse les générations
Sortie dans les années 1990, « Wonderwall » fait déjà partie des chansons les plus reconnaissables du répertoire britannique moderne.
Mais les grands événements sportifs possèdent cette capacité particulière à transformer des classiques en hymnes pour une nouvelle génération.
Pour certains jeunes supporters ayant découvert Oasis bien après la période la plus importante du groupe, la Coupe du monde 2026 a pu constituer une nouvelle porte d’entrée vers son catalogue.
C’est également l’une des grandes forces du streaming.
L’âge d’une chanson devient de moins en moins important.
Un titre sorti il y a trente ans peut se retrouver en concurrence avec les plus grandes nouveautés du moment simplement parce qu’un événement culturel vient de le remettre au centre de l’attention.
Le phénomène « Wonderwall » illustre ainsi une tendance beaucoup plus large : dans l’industrie musicale actuelle, un catalogue ancien peut redevenir extrêmement puissant du jour au lendemain.
Justin Bieber, une superstar toujours capable de monopoliser l’attention
Justin Bieber figure également parmi les grandes personnalités évoquées dans le bilan pop de Billboard autour du Mondial 2026.
Sa présence dans une telle conversation rappelle l’ampleur exceptionnelle de sa notoriété internationale.
Depuis son adolescence, le chanteur canadien évolue sous le regard permanent du public. Peu d’artistes de sa génération possèdent une reconnaissance aussi importante dans autant de régions différentes du monde.
Un événement comme la Coupe du monde représente précisément le type de rendez-vous où la frontière entre sport et célébrité disparaît presque complètement.
Les stars présentes dans les tribunes peuvent parfois générer autant de conversations sur les réseaux sociaux que certains événements organisés autour des rencontres.
Pour Justin Bieber, dont chaque apparition publique peut rapidement devenir virale, l’attention entourant le Mondial montre également à quel point les grandes stars de la musique font désormais partie intégrante de l’expérience médiatique des événements sportifs.
BTS et la puissance mondiale des fandoms
Billboard cite également BTS parmi les artistes ayant compté dans la conversation pop autour de cette Coupe du monde.
La présence du groupe dans un tel bilan n’est pas anodine.
BTS représente parfaitement la mondialisation actuelle de la culture populaire.
Il y a quelques décennies, les plus grandes stars associées aux événements sportifs internationaux venaient principalement des marchés américains, européens ou latino-américains.
Aujourd’hui, la situation est complètement différente.
La K-pop possède une audience véritablement mondiale, et BTS reste l’un des exemples les plus importants de cette transformation.
La puissance de communautés de fans internationales peut désormais amplifier chaque apparition, chaque chanson et chaque référence liée à un événement majeur.
Lorsqu’un artiste possédant une communauté mondiale entre dans la conversation autour d’une Coupe du monde, l’impact peut rapidement dépasser le public traditionnel du football.
Quand le football devient une immense scène culturelle
Le véritable enseignement de la Coupe du monde 2026 est peut-être là.
Le tournoi n’est plus uniquement une succession de matchs.
Pendant plusieurs semaines, il devient un gigantesque espace culturel où se rencontrent sport, musique, mode, célébrités et réseaux sociaux.
Un supporter peut regarder un match, découvrir une chanson pendant la diffusion, rechercher l’artiste quelques minutes plus tard et ajouter immédiatement le morceau à sa playlist.
Cette connexion directe représente une opportunité considérable pour l’industrie musicale.
Les artistes bénéficient d’une exposition auprès d’un public qui ne les aurait peut-être jamais recherchés spontanément.
De leur côté, les organisateurs sportifs comprennent de plus en plus l’importance de la musique pour transformer une compétition en véritable expérience culturelle.
Shakira reste-t-elle la véritable reine musicale du Mondial ?
Malgré la présence de nombreuses superstars autour de l’édition 2026, une question reste difficile à éviter : un autre artiste possède-t-il réellement une relation avec la Coupe du monde comparable à celle de Shakira ?
« Waka Waka » continue d’occuper une place unique dans l’histoire musicale de la compétition.
Mais l’importance de Shakira dépasse désormais une seule chanson.
Son association répétée avec le football mondial lui a permis de construire une identité presque permanente autour de l’événement.
D’autres artistes peuvent connaître un moment spectaculaire pendant une édition. Shakira, elle, semble revenir dans la mémoire collective à chaque nouveau tournoi.
Cette différence pourrait expliquer pourquoi son nom reste incontournable lorsque la conversation se déplace du football vers la musique.
Une Coupe du monde qui pourrait laisser un héritage musical durable
Il faudra encore du temps pour mesurer complètement l’impact culturel du Mondial 2026.
Certaines chansons associées au tournoi pourraient rapidement disparaître de l’attention du public.
D’autres pourraient connaître une trajectoire complètement différente.
L’histoire de « Waka Waka » démontre qu’une chanson liée à un grand événement sportif peut continuer à générer de l’intérêt plus de quinze ans après sa sortie.
Le regain d’attention autour d’un classique comme « Wonderwall » montre également que la Coupe du monde peut influencer aussi bien les nouveautés que les anciens catalogues.
C’est peut-être ce qui rend la relation entre football et musique aussi fascinante.
Personne ne peut réellement prévoir quelle chanson deviendra l’hymne spontané d’une foule.
Conclusion
La Coupe du monde 2026 aura confirmé une nouvelle fois que le plus grand tournoi de football de la planète est également devenu une immense machine culturelle.
De Shakira à Justin Bieber, en passant par BTS et le retour de « Wonderwall » d’Oasis dans la conversation populaire, plusieurs générations et plusieurs univers musicaux se sont retrouvés connectés au même événement.
Le football crée des images. La musique leur donne parfois une mémoire.
Des années après la dernière rencontre d’une compétition, il arrive que les supporters oublient certains scores. Mais lorsqu’une chanson devient véritablement associée à un moment collectif, elle peut continuer à faire revivre les mêmes émotions pendant des décennies.
Et si l’édition 2026 a encore démontré quelque chose, c’est que dans la bataille pour devenir la véritable superstar pop de la Coupe du monde, Shakira reste une référence particulièrement difficile à détrôner.













